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Montréal, rouge de monde

10 Juin

Nuit blanche sur tableau noir, sur l’avenue Mont-Royal, à Montréal.

Aujourd’hui, j’ai parcouru l’avenue Mont-Royal, traversé le parc Laurier, le parc Lafontaine, arpenté le site des Francos, j’ai même pris le métro vêtue de ma robe rouge. Audace.  J’ai croisé plein de carrés rouges, des touristes aussi. Personne ne s’est sauté dessus, au contraire, les gens se souriaient.  Croyez-vous ça. Les touristes prenaient des photos, faisaient du lèche-vitrine, pratiquaient leur français, la peau rougie par le soleil. Les carrés rouges déambulaient paisiblement dans LEUR ville, partageaient des pique-niques , s’appropriaient les terrasses.  Il faisait beau, il faisait chaud. C’était l’été comme on l’aime à Montréal. Animé. Vivant. Festif.

C’est aussi et surtout ça, Montréal.

En cette fin de semaine de Grand Prix, alors que le délire atteint sa pleine démesure, que les images de violence crèvent l’écran et que les récits d’abus de pouvoir me donnent la nausée…  En cette fin de semaine aussi sombre que lumineuse, ça serait l’fun d’en parler.

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Balbutiements

1 Avr

Sur le trottoir, les tables et les chaises s’alignaient le long du mur. Ça lui rappela Paris. Une rue tranquille, quelques restos sympas, des promeneurs arrêtés pour siroter un café, le soleil, et cette table juste pour elle. Elle entra, commanda un capuccino et un grilled-cheese, celui au brie, avec des artichauts et des champignons. Elle ressortit. Sa place l’attendait. Elle s’assit, glissa ses sacs sous la table en tassant du pied les bouts de papier souillés, les mégots encore humides,  les restes de l’hiver. Elle arracha ses lunettes de soleil à sa chevelure rebelle, les planta sur son nez. Elle inspira profondément en rejetant la tête vers l’arrière. Le soleil la réchauffait. Elle déboutonna son manteau, dénoua mollement son écharpe, admira ses ongles oranges, peints le matin même pour ajouter une touche de couleur, un brin de folie à sa tenue.  Son ode toute personnelle au printemps. La serveuse sortit à son tour, déposa le verre de café sur la table. Elle prit une gorgée. Il manquait quelque chose. Elle se pencha, farfouilla dans son sac l’air consciencieux.  Se releva. Dans sa main, elle tenait La foi du braconnier, de Marc Séguin. La couverture immaculée luisait au soleil. Elle porta le roman à son visage, l’huma. Elle aimait l’odeur des livres. Elle raffolait de ce léger craquement qui se faisait entendre lorsqu’on ouvrait un livre pour la première fois. Elle adorait aussi la première phrase d’une histoire. Elle la savourait comme on déguste la première bouchée d’un plat exotique, à la recherche des harmonies des parfums, des subtilités des épices.  « Le lendemain matin, je n’étais pas mort. »

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Le parfum des vieilles dames

12 Sep

Il accueille les clients de la pharmacie d’un bref hochement de tête. Les deux pieds bien ancrés dans le plancher de linoléum, les mains derrière le dos, le menton légèrement relevé, sa stature imposante tranche avec celle, délicate, de son prédécesseur, qui, lui, ne court plus après les petits vauriens. Le vieux monsieur est toujours là, mais il offre simplement son plus beau sourire et rigole avec les caissières. Alors que lui, c’est du sérieux.

« Vous, lequel vous préférez? »

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Chanson d’été

13 Juil

La découverte musicale de la journée… Pour le rythme, pour sa voix, pour son énergie, pour les toits de Paris et pour Nad qui me trouvait trop intense dans mes derniers billets.

Et parce que comme le dit si bien André Ducharme, « on ne devrait jamais se poser de questions sur le sens de sa vie quand il fait au-dessus de 30° ».

 

Je m’appelle Paula et j’ai 10 ans

5 Juin

Elles étaient trois. La plus vieille devait avoir 14 ans. Peut-être 12. C’est si difficile à dire maintenant, vous ne trouvez pas? Les fillettes habitent un corps de femme alors qu’elles jouent encore à la Barbie…

Elles étaient trois, donc, et la plus vieille avait, disons, 13 ans. Les deux autres en avaient peut-être 9… ou 10. Je les ai croisées sur le trottoir.  Habillées à la dernière mode, avec leurs jupettes fleuries, et leur frange dans les yeux. Elles étaient en grande discussion. L’adolescente mettait son expérience au service de ses cadettes.

–         Mais comment je fais?

–         Tu lui dis que tu habites près d’ici. Là, il va te répondre « moi aussi » ou « pas moi », et c’est là que tu lui demandes « ah oui, tu habites sur quelle rue? ». C’est facile.

–         Oui, mais s’il ne dit ni un ni l’autre?

–         Tu improvises.

–         Mais je sais pas faire ça moi.

–         Mais oui, tu peux.

–         Et après? Quand je sais où il habite, je fais quoi?

–         Tu vas te promener sur sa rue.

–         Et s’il me voit?

–         C’est ça le but!

–         Oui, mais je dis quoi?

–         …

J’ai eu envie de les suivre.  Envie d’entendre la suite. Je me suis revue au même âge, aussi désemparée que la petite.

Parfois, j’ai encore 10 ans.

Perdue à Paris

14 Mai

Un petit film mignon comme tout qui me donne envie de me perdre dans Paris…

L’année décomposée

1 Jan

Que 2009 vous apporte…

1 année de bonheur
12 soirs d’amour sous la pleine lune
52 lundis à vous lever du bon pied
365 matins heureux
8760 éclats de rire
525 600 minutes de gloire
31 536 000 moments présents

Du bonheur en partage

14 Déc

Un clip mignon comme tout! Si la vie pouvait être comme ça…