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Au nom de ma casserole

29 Mai

Je regarde l’heure sur la cuisinière. 19h58.

Cling. Cling. Clang. Cling.

Les premières casseroles se font timidement entendre dans la ruelle. Le coeur battant, je ramasse mes armes: appareil photo, bouchons pour les oreilles, casserole et cuillère de bois. Le chat est rentré, apeuré par le bruit. Gentil chat. Je pars. Je me rends au point de rassemblement, mes armes bien cachées dans ma besace. Au coin de la rue, je sors cuillère et casserole.

Clang. Clang. Cling. Cling. Cling.

Clang. Clang. Cling. Cling. Cling.

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India

5 Août

J’ai hâte.

India from Thom Coffey on Vimeo.

Chanson d’été

13 Juil

La découverte musicale de la journée… Pour le rythme, pour sa voix, pour son énergie, pour les toits de Paris et pour Nad qui me trouvait trop intense dans mes derniers billets.

Et parce que comme le dit si bien André Ducharme, « on ne devrait jamais se poser de questions sur le sens de sa vie quand il fait au-dessus de 30° ».

 

Perdue à Paris

14 Mai

Un petit film mignon comme tout qui me donne envie de me perdre dans Paris…

L’Opéra au Marché

18 Oct

Mais pourquoi n’étais-je pas au Marché Jean-Talon ce jour-là?

Parce qu’il n’y a pas que dans le métro de Washington qu’on vous offre parfois la beauté en cadeau, comme des perles avant le déjeuner.

Chanson du dimanche matin

17 Oct

 

Hindi Zahra - Beautiful Tango.

Beautiful Tango, de Hindi Zahra. Vidéo dirigé par Tony Gatlif.

 

Pour les coeurs comblés, les coeurs meurtris, les coeurs gros, les coeurs sensibles,  les coeurs qui battent et les coeurs qui flanchent…

À écouter et regarder, encore et encore.

Leçon de solitude

16 Août

Parce que nous avons tous besoin de réapprendre à être seul à un moment ou à un autre, pour une heure ou pour une vie.

Allo Paris

10 Jan

Été 1996. Je suis au défunt Spectrum de Montréal. Debout, mon copain derrière moi m’enlaçant de ses bras frêles, je pleure en silence. Pendant toute la durée du spectacle, je me tiens ainsi, debout, dans les bras de l’homme que j’aime, et je pleure. Il se peut que la mémoire me joue des tours. Peut-être que ce n’était que le temps d’une chanson, deux peut-être, mais dans mon souvenir, c’est une éternité. Sur la scène, un homme malade est assis sur un tabouret. Il est amaigri, faible.  Mais sa voix, mais ses chansons, mais son âme touchent à mon âme et la brisent, et recollent les morceaux, et la brisent encore. Je me dis « Il va mourir ».

Plus de 13 ans plus tard, j’apprends aujourd’hui sa mort.

Mano Solo. Il aura combattu longtemps celle qui l’attendait.

Hiver 2006. Je passe une semaine, seule, à Paris.  Il fait gris. Il fait froid. L’humidité s’empare de mes os qui gémissent. Mais je marche. Toute la journée, je marche. Je marche sur les pas de mon enfance et sur ceux d’Amélie Poulain et des Malaussène. Le soir, dans ma minuscule chambre du 5e arrondissement, je me couche sur le matelas trop mou et je regarde les Olympiques à la télévision en sirotant un verre de vin, et en tentant d’ignorer mon dos, au bas duquel résonnent encore mes pas.  Le matin, je déjeune d’un croissant et d’un café au lait dans le décor baroque de la salle à manger, et je repars.

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