Tag Archives: futilités

Chanson d’été

13 Juil

La découverte musicale de la journée… Pour le rythme, pour sa voix, pour son énergie, pour les toits de Paris et pour Nad qui me trouvait trop intense dans mes derniers billets.

Et parce que comme le dit si bien André Ducharme, « on ne devrait jamais se poser de questions sur le sens de sa vie quand il fait au-dessus de 30° ».

 

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Je m’appelle Paula et j’ai 10 ans

5 Juin

Elles étaient trois. La plus vieille devait avoir 14 ans. Peut-être 12. C’est si difficile à dire maintenant, vous ne trouvez pas? Les fillettes habitent un corps de femme alors qu’elles jouent encore à la Barbie…

Elles étaient trois, donc, et la plus vieille avait, disons, 13 ans. Les deux autres en avaient peut-être 9… ou 10. Je les ai croisées sur le trottoir.  Habillées à la dernière mode, avec leurs jupettes fleuries, et leur frange dans les yeux. Elles étaient en grande discussion. L’adolescente mettait son expérience au service de ses cadettes.

–         Mais comment je fais?

–         Tu lui dis que tu habites près d’ici. Là, il va te répondre « moi aussi » ou « pas moi », et c’est là que tu lui demandes « ah oui, tu habites sur quelle rue? ». C’est facile.

–         Oui, mais s’il ne dit ni un ni l’autre?

–         Tu improvises.

–         Mais je sais pas faire ça moi.

–         Mais oui, tu peux.

–         Et après? Quand je sais où il habite, je fais quoi?

–         Tu vas te promener sur sa rue.

–         Et s’il me voit?

–         C’est ça le but!

–         Oui, mais je dis quoi?

–         …

J’ai eu envie de les suivre.  Envie d’entendre la suite. Je me suis revue au même âge, aussi désemparée que la petite.

Parfois, j’ai encore 10 ans.

Sur ma route

23 Jan

«- Je ne sais pas si j’ai pris la bonne décision.
Elle mettrait un certain temps à réaliser
qu’elle ne le saurait peut-être jamais.»
La double vie d’Irina, Lionel Shriver

Parfois, j’ai le vertige. Je pense à tous ces choix devant lesquels je me suis retrouvée dans ma vie, à tous ces carrefours où j’ai laissé mon instinct dicter quel chemin serait le mien, à toutes ces décisions que j’ai prises, certaine à la légère, d’autres au sérieux, et je sens le sol bouger sous mes pieds. Je réalise à quel point cette vie que je me suis bâtie et que j’aime croire solide n’est construite que sur une multitude de décisions, certaines réfléchies, d’autres arbitraires… Ma vie est érigée sur un jeu de Mikado. Retirez une seule de ces décisions du lot, et cela risque de faire trembler toutes les autres.  Il aurait suffi d’une seule journée dans ma vie où j’aurais choisi pile plutôt que face, et cette vie pourrait être complètement différente.

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Résolutions

3 Jan
www.photo-libre.fr)

Vous croyez qu'elles vont arrêter de fumer? (Photo: http://www.photo-libre.fr)

Vous en avez pris, vous, des résolutions? Vous allez maigrir? Vous allez arrêter de fumer? C’est ce que S* m’a promis. « Je vais arrêter de fumer ». Comme l’an dernier et l’autre d’avant. Mais il va commencer à arrêter demain, car ce soir, nous avons une soirée. Ça commence bien, vous ne trouvez pas? Je lui ai dit que s’il prenait simplement la résolution de fumer sur le balcon, ce serait très bien pour moi. Il a bougonné.

Et moi? Moi, ai-je pris des résolutions? Non. Je vous l’ai déjà dit, c’est le voyage qui me donne envie de prendre des résolutions, pas le Nouvel An. Et ces résolutions prises à mon retour, les ai-je tenues? J’écris plus régulièrement sur ce blogue, j’ai travaillé moins ces deux dernières semaines, je dors un peu plus, je lis, j’ai reçu, j’ai donné. Par contre, je n’ai pas encore pris de cours de flamenco, je ne mange pas mieux, je ne m’entraîne pas deux fois par semaine, je n’ai pas terminé de classer mes photos, je n’ai pas le temps de faire du ménage, le temps des Fêtes n’est pas le moment d’économiser, je ne connais pas d’esthéticienne, je ne me résous pas à vendre des livres, aussi mauvais soient-ils, je suis trop paresseuse pour faire du bénévolat.

C’est loin d’être parfait, mais c’est tout de même une bonne moyenne, vous ne trouvez pas?

Et si, pour 2009, nous prenions tous la résolution d’être simplement plus présents? Présents à la vie, aux autres, à soi-même. Il me semble que la vie serait déjà bien meilleure.

Brillante (et modeste)

9 Août

Je suis touchée… La talentueuse Marie-Julie, auteure du délectable blogue Taxi-Brousse, m’a décernée un prix. Je suis officiellement brillante! 😉

Pour répondre à la question qu’elle se pose (« C’est pas un peu quétaine ce truc? »), je réponds « Absolument »! Mais j’assume mon penchant, et je ne vais pas renier le plaisir ressenti à recevoir cette fleur, ou devrais-je dire, ce diamant (tant qu’à faire dans la quétainerie!).

Maintenant, on se croirait dans « Payez au suivant », mais c’est à mon tour de distribuer des fleurs à d’autres blogueurs. Ce sont les règles du jeu, certes, mais il me fait sincèrement plaisir de souligner le travail de blogueurs que je prends plaisir à lire et qui ne le savent pas… Alors, voici, à vous, amis et inconnus, je vous dis merci de partager avec nous les mots qui vous habitent.

Je ne peux évidemment décerner un prix à Marie-Julie, mais j’en profite pour saluer l’ensemble de son œuvre, que je prends grand plaisir à lire.

Voici donc les blogues que j’aimerais honorer de ma modeste reconnaissance:


Deux sœurs impertinentes

Le blogue de ces deux sœurs est un oasis où il fait bon se rafraîchir. J’ai parfois l’impression d’épier une conversation à travers un mur de carton, m’attachant à ces voisines dont je ne connais que la voix et les histoires.

L’hiver @ Khartoum
Une plume magnifique, sensible et imagée, que je déguste lentement dans le silence de la nuit.

Il écrit parce qu’il chante mal

J’aime le lire pour ses nouvelles, parfois naïves, parfois incisives, pour ses flashs, pour ses touchantes tranches de vie et pour ses opinions justes.

Les (Z)imparfaites
Parce qu’elles me font rire et me donne presque envie d’être maman à mon tour… presque.

La Muse Calliope
Sa fragilité me touche, sa force m’inspire, et je la suis, émue, dans sa quête de l’équilibre.

Plaisir ad lib
Audacieuse et impudique, Perséphone dévoile peu à peu son univers.

Je m’arrête ici. Oui, je sais, je dois respecter les règles et vous en présenter 7. Mais je préfère laisser cette septième nomination ouverte, libre d’être découverte plus tard. J’y reviendrai…

Noël en juin

22 Juin

Une salle d’attente d’hôpital. 8h du matin. J’attends pour une prise de sang. Rien de grave, un examen de routine, merci de vous inquièter.  La salle est bondée. Ça sent le désinfectant et le café. Je suis assise sur une chaise verte, comme il se doit, droite, et totalement inconfortable. La chaise se trouve dans le corridor, devant une porte menant à des escaliers qu’empruntent de temps en temps des employés, dont une femme grassouillette en collants mauves.  Une femme en chaise roulante passe devant moi, repasse, passe encore…  Je dois encore m’imaginer des trucs, mais je dirais que la dame a tout l’air de prendre une marche! À l’intercom, on appelle les patients un à un.  La plupart des noms sont imprononçables. J’écoute la conversation de mes voisins, qui discutent famille reconstituée, les yeux rivés sur mon livre, mais la tête ailleurs. À côté de moi, une jeune femme enceinte se tortille sur sa chaise. On appelle Lionel Noël. Quelle mère affuble son enfant du prénom Lionel quand le nom de famille est Noël?!?  Un nom, ce n’est pas fait pour rimer, non? C’est pas un peu ridicule, un nom qui rime? Enfin, au bout de plus d’une heure d’attente, c’est mon tour. L’infirmière me plante l’aiguille dans le bras. Un flacon, deux flacons, trois flacons, quatre flacons… Ceci est mon sang.

Léger comme une bulle

14 Mai

Pardonnez-moi, je sais, j’ai peut-être été un peu lourde ces derniers temps. C’est que tous les malheurs qui frappent l’Asie me troublent tant… Mais aujourd’hui, je me suis dit « C’est assez, trouvons un sujet léger ». J’ai cherché très fort. Je ne trouvais rien. Mon esprit s’est mis à divaguer. Léger comme une bulle? Oui, une bulle!

Et c’est ainsi qu’est revenu à ma mémoire Pépin la Bulle. Je vous ai déniché un petit trésor. Il y est question de légèreté et de bonheur.

Clapoti, l’hippopotame, triste d’être trop gros pour se coucher dans un hamac :

– Alors, je n’aurai jamais l’air heureux comme toi?

Bamao, le singe:

– Je crains que non. À moins que tu ne cherches ton bonheur dans des plaisirs qui sont à ta portée.

Clapoti, enfin couché dans son hamac :

– S.V.P., ne troublez pas mon bonheur. Laissez-moi continuer à ne penser à rien.

J’essaie, Clapoti. J’essaie.

Je change de look!

9 Mai

Les rares habitués de ce blogue remarqueront qu’il a changé d’allure. Désolée si de ce fait vous vous sentez égarés, mais moi, c’est dans la mise en page précédente que j’avais peur de me perdre. Trop de longues lignes qui vous faisaient oublier le fil de l’histoire. De plus, j’avais envie d’une entête plus vivante.

Car vous avez peut-être noté aussi que j’accompagne rarement mes textes de photos. C’est que j’ai commencé ce blogue dans un but : écrire. Et que je ne crois pas que les mots ont besoin d’images pour dire ce qu’ils ont à dire. Il y a aussi le fait que pour moi, mes photos sont plus personnelles, plus intimes que mes écrits. Lorsque je vous écris, je peux bien vous raconter n’importe quoi au fond. Tandis qu’une photo ne cache rien. Elle montre tout. Et je ne suis pas prête à cela. Contentez-vous donc pour l’instant de celles qui apparaissent en haut de cette page.

Finalement, je suis comme ça, moi. Le printemps me donne envie de changer de tête, de renouveler ma garde-robe, de redécorer l’appartement, de me sculpter un corps de rêve.

Changer la mise en page de mon blogue demande beaucoup moins d’effort. Et ça me laisse du fric pour aller chez la coiffeuse! Demain, c’est mon tour. Mais vous n’en saurez rien.