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Une île

28 Août

C'est ainsi que j'imagine la petite Alice... (photo: Flickr.com)

Il y a une île qui m’attend, une île loin de moi, loin de nous, une île dont j’ignore presque tout, mais qui m’appelle, m’attire et m’intrigue.

Il ya déjà plusieurs mois, j’ai été complètement bouleversée par un documentaire sur le tsunami qui a frappé l’Asie en 2004.. Je vous en avais parlé. Je vous avais dit aussi que j’irais peut-être au Sri Lanka. Et que je penserais à la petite Juliette et à Elizabeth.

Je serai aussi habitée par le roman Retour à Brixton Beach, que j’ai terminé il y a déjà quelques jours, mais qui me colle encore à la peau, aux tripes, au coeur… Il y est question du Sri Lanka, mais aussi de la guerre, du pouvoir rédempteur de l’art, de l’exil, du désespoir… Pour m’accrocher encore un peu à ces personnages qui m’ont tellement touchée, j’ai voulu en savoir plus sur l’auteure.  Je n’ai pas été étonnée d’apprendre que Roma Tearne est également artiste visuelle. Sa sensibilité artistique, son attention aux détails visuels illuminent le roman et créent des images fortes et poignantes.

Je ne prétends pas connaître cette île, ni comprendre son histoire et encore moins sa réalité actuelle. Mais j’espère simplement être dorénavant plus réceptive, alors que j’ai déjà tant pleuré sur son sort et celui des siens.

Finalement, ce que je voulais vous dire c’est que si vous avez une chance de lire ce roman, faites-le.

Je pars bientôt.

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India

5 Août

J’ai hâte.

India from Thom Coffey on Vimeo.

Chanson d’été

13 Juil

La découverte musicale de la journée… Pour le rythme, pour sa voix, pour son énergie, pour les toits de Paris et pour Nad qui me trouvait trop intense dans mes derniers billets.

Et parce que comme le dit si bien André Ducharme, « on ne devrait jamais se poser de questions sur le sens de sa vie quand il fait au-dessus de 30° ».

 

L’aveuglement

25 Juin

Il lui a arraché les yeux.

En commençant la lecture de l’article, je m’attendais à la violence usuelle. Il lui avait balancé de l’acide à la figure. Cet acte pourtant immonde, je le réalise maintenant, a été banalisé. Nous avons entendu l’histoire tant de fois. C’est horrible. Comment peut-on être immunisé contre ça? Ne plus frissonner à l’évocation de ce geste? Mais c’est ainsi. « Bon, une autre histoire de femme défigurée » … Comment peut-on dire ça? Penser ça? Je suis la première coupable.

Mais il lui a arraché les yeux. Toute la violence contenue dans cette phrase. Toute la haine. De ses mains nues, il lui a arraché les yeux. Parce qu’elle était trop brillante. Parce qu’elle était libre. Parce qu’elle rêvait les yeux grands ouverts.

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Ceci n’est pas une histoire d’amour

22 Juin

Ceci n’est pas une histoire d’amour.

Ceci n’est pas l’histoire d’un homme et d’une femme qui se rencontrent.

Ceci n’est même pas l’histoire d’un premier baiser ni celle d’une nuit passionnée.

Ceci ne dit pas comment cet homme et cette femme se sont plu tout de suite.

Ceci n’est pas la liste de tout ce qu’elle affectionne en lui, ni de tout ce qui le touche en elle.

Ceci ne relate pas les années passées à vivre ensemble.

Ceci n’est pas l’histoire de leur bonheur partagé.

Non, ceci n’est pas une belle histoire.

Ceci n’est pas non plus l’histoire de leur première dispute.

Ceci ne dit pas pourquoi ils se sont éloignés l’un de l’autre au cours des années.

Ceci n’est pas la liste des blessures, ni celle des regrets.

Ceci n’explique pas pourquoi tout ce qu’elle affectionnait en lui et tout ce qui le touchait en elle a disparu.

Ceci ne raconte pas le désir qui s’éteint lentement.

Ceci n’est pas l’histoire de leur rupture.

Non, ceci n’est pas une histoire triste.

Ceci, en vérité, n’est même pas une histoire.

Perdue à Paris

14 Mai

Un petit film mignon comme tout qui me donne envie de me perdre dans Paris…

Le temps du tsunami

12 Déc

Art japonais - Tsunami.

Une vague qui emporte tout, qui détruit tout. Juste avant, un grand calme. Les poissons sont partis, les oiseaux aussi. Même la mer semble s’être retirée. Ça fait rire les enfants. Juste avant, un grand silence. Puis l’eau qui revient. Tout doucement, pour commencer. Mais on sent sa force. Elle enserre les chevilles. Un étau qui se referme. Et cette vague qui se forme au loin. C’est beau ce long ruban blanc à l’horizon. De la plage, on ne peut deviner sa hauteur. On ne peut imaginer sa puissance, si ce n’est de l’eau qui vous masse vigoureusement les mollets. Puis, on aperçoit le bateau se renverser. Disparaître. Et alors, on comprend. Alors, c’est la peur qui vous serre le ventre. La peur qui vous dégage de l’emprise de l’eau et vous fait courir, courir. Et pourtant, vous continuez à filmer. La caméra tourne. On entend les cris, on voit l’eau vous rattraper. Vous montez l’escalier. L’hôtel tremble, mais il tient bon. Celui-là tient bon. Vous êtes sauvés. Et vous assistez impuissants à la mort des autres. Ce couple âgé, vous leur tendiez la main. Ils étaient tout près. Et puis, la structure à laquelle ils s’agrippaient a cédé. Ils sont disparus dans le grand remous. Au loin, un homme s’accroche à un palmier. Vous l’encouragez. « Hold on! Hold on! » Mais il ne vous entend pas. Le silence a fait place à un vacarme sans nom. Et à travers le vacarme, les cris. Ils fusent de partout. Ils s’éteignent. Mais d’autres cris, il y a toujours d’autres cris pour remplacer ceux qui s’épuisent. Vous les entendrez pour le reste de vos jours. Quand l’eau se retire, vous vous enfuyez dans la montagne. Vous grimpez constamment plus haut. On dit que la prochaine vague sera plus dévastatrice encore. Et qu’il y en aura une autre et une autre. Le lendemain, vous redescendez, vous retournez là-bas, au bord de la mer. Il fait beau. Tout ce temps, il fait tellement beau. Et vous êtes vivants.

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L’Opéra au Marché

18 Oct

Mais pourquoi n’étais-je pas au Marché Jean-Talon ce jour-là?

Parce qu’il n’y a pas que dans le métro de Washington qu’on vous offre parfois la beauté en cadeau, comme des perles avant le déjeuner.