Un papillon sur le chemin

4 Avr

Depuis que j’écris ce blogue,  je suis plus sensible au moment présent, mais aussi à tous les écrits qui m’y ramènent. Deux ans déjà que je lis et relis, note et annote, murmure et fredonne ces mots qui me donnent à réfléchir. Ces mots qui me recentrent.

En ce dimanche pascal, je vous offre en partage cet extrait du magnifique roman de Carole Martinez, Le coeur cousu. Un bijou que je vous encourage à lire, pour vous y abandonner avec volupté.

Il arrive qu’on interrompe une promenade, oubliant même ce vers quoi l’on marchait, pour s’arrêter sur le bord de la route et se laisser absorber totalement par un détail. Un grain du paysage, une tache sur la page. Un rien accroche notre regard et nous disperse soudain aux quatre vents, nous brise avant de nous reconstruire peu à peu.  Alors la promenade se poursuit, le temps reprend son cours. Mais quelque chose est arrivé. Un papillon nous ébranle, nous fait chanceler, puis il repart. Peut-être emporte-t-il dans son vol une infime partie de nous, notre long regard posé sur ses ailes déployées. Alors, à la fois plus lourds et plus légers, nous reprenons notre chemin.

Tout est dit. Il y a des jours où je me demande pourquoi j’écris.

Publicités

5 Réponses to “Un papillon sur le chemin”

  1. C comme Corinne jeudi 22 avril 2010 à 17:58 #

    Cet extrait me donne envie de lire ce livre. Nous écrivons pour soulager nos âmes, pour nous aider à vivre « mieux » avec nous-même…Il faut lire les autres évidemment mais ne surtout pas s’y comparer !
    Je vous lis, non pour comparer nos qualités d’écriture mais tout simplement pour trouver quelques miettes de réponses à mes questionnements ou pour trouver des questionnements qui me feront écrire…
    De bien jolis textes que vous couchez là, qui souvent m’émeuvent…Merci à vous, moi je sais pourquoi vous écrivez, pour que j’aie le plaisir de vous lire.

  2. Paula dimanche 25 avril 2010 à 18:47 #

    Merci Corinne, c’est très gentil d’offrir ces mots à la grande insécure que je suis! 🙂

  3. jean polet lundi 26 avril 2010 à 00:21 #

    En trois mots, la définition de  » insécure » .

    Quelque gouttes fraîches de rosée matinales
    déposées sur le bords des feuilles
    vertes au printemps
    rouillées sortant de l’hiver

    elles sont transparentes et si légères
    et il faut juste un souffle de vent
    pour les faire vibrer
    et les rendre vivantes

  4. Elle lundi 26 avril 2010 à 23:35 #

    Merci pour ce magnifique extrait. Je me permettrai de le reprendre dans quelques jours en faisant un lien vers vous 🙂

  5. Elle lundi 26 avril 2010 à 23:38 #

    Excusez moi, le lien mene vers mon blog lapreference.wordpress.com qui est un blog d ecriture, mais je le publierai sur gardecapourtoi.wordpress.com, qui est celui ou je partage ce que j’aime ( pas de confusions 🙂 )

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :