Une histoire birmane (11)

16 Mai

Mon récit amorcé ici est presque terminé… La triste histoire, elle, se poursuit.

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7 au 9 novembre 2007. Après une journée sur l’Irrawaddy, hors du temps et de l’espace, nous voici à Bagan, site mythique d’Asie du Sud-Est. La plaine aux milliers de temples offre un spectacle saisissant. L’esprit sacré et mystérieux des lieux est inaltéré. Nous y sommes pour ainsi dire les seuls touristes. Pendant trois jours, nous parcourons la campagne, en calèches, puis à vélo. Nous découvrons des fresques merveilleuses, des bas-reliefs sculptés par un roi, une architecture magistrale, de gigantesques bouddhas, debout, assis, couchés, des nats, un cheval guérisseur. Au sommet d’un temple, nous pique-niquons, le monde à nos pieds. Juchés sur un autre monument, nous sommes les spectateurs privilégiés d’un coucher de soleil grandiose. De Bagan, nous nous souviendrons des temples, bien sûr, mais aussi des gens. Il y a Zin-Zin, notre charmante guide, et Soso, le caléchier plein de sagesse. Il y a tous les vendeurs du temple, du petit malin qui poursuit notre calèche sur son vélo trop grand pour lui à l’enfant espiègle qui joue à cache-cache avec nous dans les couloirs du temple. Il y a la famille de Zin-Zin, son père et les règles qu’il impose à sa maisonnée, ses filles, qui croient être ses sœurs. Finalement, il y a les nouveaux mariés qui nous accueillent à leurs noces comme des invités de marque, nous, les extra-terrestres en longyis. Entre le rire et le sacré, trois jours de pur bonheur.

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