Une histoire birmane (7)

9 Mai

1er et 2 novembre 2007. La lumière du lac Inle n’est à nulle autre pareille. Que ce soit dans la brume matinale, sous l’éclatant soleil de l’après-midi ou à la fin du jour, l’immense étendue d’eau scintille, les pêcheurs glissent sur l’eau tels des ombres chinoises, et au loin, les montagnes se découpent sur le ciel, qu’il soit noir, bleu azur ou violacé. Un labyrinthe de canaux encercle le lac. Villages sur pilotis, jardins flottants, temples, marchés, nous explorons les lieux en pirogue, en vélo, à pied. L’eau est le sol sous les pieds des habitants, et la pirogue, leur moyen de transport. Bien sûr, il y a les légendaires pêcheurs qui dirigent leur embarcation, la jambe enroulée autour de leur pagaie, mais il y a aussi les bambins qui naviguent seuls, les marchands qui déménagent leurs étals d’un marché à l’autre, les femmes Paoh, toutes de noir vêtues et une serviette orange sur la tête, qui s’entassent dans leur bateau. Au marché, nous nous figeons devant la vision troublante d’un jeune moine se baladant avec une mitraillette-jouet. Dans la lumière blafarde d’un atelier, un vieillard extrait la fibre de fleurs de lotus. Au fond d’une boutique, des femmes Padaung, leur long cou cerné d’une spirale de cuivre, tissent près de la fenêtre. Dans un monastère, les bonzes font sauter des chats dans des cerceaux. Le lac Inle, c’est autant d’images gravées dans notre mémoire.

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