Une histoire birmane (6)

9 Mai

Pendant que la junte continue de refuser l’entrée aux travailleurs humanitaires, je n’ai de cesse de ressasser mes souvenirs de ce pays magnifique et de son peuple si attachant. Parce que si je ne le fais pas, je resterai seule avec mon impuissance rageuse. Et ça, je ne peux pas. Je ne veux pas.

**********

31 octobre 2007. Au marché de Kengtung, se côtoient de nombreuses ethnies. Chaque personne croisée dans ce dédale bigarré et animé est unique. Il y a la vendeuse de crème glacée et celle de cacahuètes, la grand-mère toute de blanc vêtue avec le petit moine, les femmes accroupies au milieu du marché, la tête enserrée d’un lourd turban noir. Il y a la femme Akha à la lourde coiffe traditionnelle, toute d’argent et de tissus colorés, qui parcourt les allées avec son mari, affublé de son casque de moto. Il y a la Thaïlandaise au chapeau de cow-boy qui pratique le karaoké en tapant des mains derrière son étal de disques compacts. Il y a aussi cette image étonnante d’un moine et d’un militaire faisant leurs emplettes ensemble. Et il y a nous, les seuls touristes dans la ville, qui déambulons dans ce labyrinthe, absorbant couleurs, sons et odeurs, émerveillés d’être là simplement.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :