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Des blogues à découvrir (pssst… Votez pour moi)

4 Mai

La fêlée « juste un peu frustrée » organise un gala Blogu’Or 2008. Je vous invite à aller voir la liste des nominés. Il y a là tout plein de blogues à découvrir!

(Bien sûr, vous pouvez aussi voter pour moi)

Se rencontrer par hasard

4 Mai

Hier soir, je suis allée au resto avec des amis. S* m’envoyait un message texte à chaque but du Canadien… ou des Flyers. Treize amis rassemblés pour célébrer l’anniversaire de l’un des nôtres en mangeant du requin au cari et autres délices de l’Île de la Réunion. Eh oui, treize. Rien de mal ne nous est arrivé, ne vous inquiétez pas.

Alors que ma voisine est partie fumer à l’extérieur, un charmant jeune homme s’assoit soudainement à côté de moi. La conversation s’arrête autour de la table. Nous le regardons tous avec étonnement. C’est qui, lui? Il sourit. Et je le reconnais. Éric. Nous allions au Cégep ensemble. Lui, moi, et quelques autres convives. Nous ne nous sommes pas revus depuis. Plus de dix ans! Il n’a pas changé. Et nous nous retrouvons comme si nous nous étions quittés la veille.

Je m’étonne toujours de constater à quel point le temps est relatif. À quel point le temps nous marque – les rides au coin des yeux, les cheveux qui grisonnent, le corps qui se transforme – mais ne nous atteint pas – le regard qui pétille, l’énergie qui vibre, le rire qui éclate, la joie d’être ensemble.

Plus tard dans la soirée, un groupe de filles s’installe à la table à côté de nous. L’une d’elles porte un voile de mariée. Un enterrement de vie de fille! La maman de Juliette se lève brusquement. Elle connaît la future mariée. Elle ont déjà travaillé ensemble. Nous sommes dans un tout petit resto de Montréal, elles habitent toutes deux dans les Laurentides. Et pourtant, elles sont là toutes les deux.

Nous allons prendre un dernier verre dans un bar tranquille. Choisissons une table au fond de la salle… Et comme il se doit, à la table à côté se trouvent des collègues d’un ami. Mieux. Il s’avère que l’un d’eux est allé au primaire avec un autre de mes amis. Nous finissons la soirée tous ensemble à la recherche d’autres liens entre nous.

Je suis étourdie. Montréal est un village.

Je rentre chez moi. S* est déjà au lit, il tente d’oublier la défaite des Canadiens dans le sommeil. Je le regarde. Je cherche à me souvenir de quelle façon il est entré dans ma vie. Pourquoi lui dans mon lit et pas un autre? L’amour est-il le fruit du hasard ou un tour du destin? Je le rejoins sous la couette. Et moi aussi je sombre dans le sommeil.

Sport 1 Art 1

4 Mai

Il y a peu, je regrettais le fait que l’art ne touchera jamais les gens autant que le sport, qu’il ne les rassemblera jamais avec autant de force. Mais hier le Canadien a perdu. Et hier aussi, je suis allée voir U2 3D.

Les petits drapeaux ont déjà disparu des bagnoles. Les chandails de hockey sont au fond des tiroirs. La ville est lendemain de veille, et le temps gris et frisquet n’arrange rien. Oui, il y a quelques semaines, toute la ville fêtait la victoire de SON équipe, mais aujourd’hui, c’est un peu honteux d’avoir tant espéré que chacun retourne à ses affaires. Il paraît qu’on peut même s’attendre à une période de déprime.

En ce jour de désillusion, donc, je suis allée voir U2 3D. J’ai touché la main de Bono, essuyé sa sueur. J’ai volé au-dessus de cette marée humaine, m’y suis plongée. J’ai été transportée par l’énergie de cette foule compacte et hurlante, j’ai eu envie de danser et crier avec eux.

J’avais tort. L’art peut toucher autant que le sport. En fait, pas toutes les formes d’art. Je continue de croire et de déplorer que l’art visuel ou la littérature n’aient pas cette force. Mais la musique, oui. Que oui. Et ça me console.