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Pédaler dans la ville endormie

8 Avr

Dans les parcs et les parterres ombragés, la neige prend son temps. Elle n’a pas mis tant d’effort à nous tomber dessus pour se laisser oublier si vite. Protégée par l’ombre fraîche, elle se prélasse et nous nargue au passage. Elle régurgite sacs de plastiques, mégots et vieux journaux pour nous rappeler à l’ordre.  Vendredi, elle a même senti le besoin d’en remettre en nous crachotant dessus.

Mais je ne me laisserai pas intimider. J’ai sorti mon bolide, ma vieille bécane, rouge bien sûr, avec le panier accroché au guidon. J’ai gonflé les pneus, décollé les freins et je me suis lancée à la conquête de la ville, de ma ville.  Car oui, parfois, la ville m’appartient. Elle est à moi. À moi.

Pour le plaisir, hier soir, j’ai pédalé dans la ville endormie, glissant doucement dans les rues de mon quartier.

Il y a moi, mon vélo, la ville silencieuse, le vent dans mes cheveux et le froid qui me pique les joues.

Je suis libre. Libre.

Et demain matin, je dois me lever tôt pour aller travailler.

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Des perles avant le déjeuner

8 Avr

Vous seriez-vous arrêter? Auriez-vous pris le temps d’écouter? Auriez-vous su reconnaître la beauté?

Parmi ces 1097 personnes, auriez-vous été l’une des 27 personnes qui ont donné au musicien? Un petit 25 sous et voilà la bonne action de la journée. Auriez-vous pris le temps de vous arrêter avant d’aller au boulot pour recevoir ce cadeau qui vous était offert, comme l’ont fait 7 personnes? 7 personnes. Sur 1097. Un des plus grands violonistes au monde et seulement 7 personnes pour le reconnaître.

Me serais-je arrêter? Est-ce que j’aurais su reconnaître la beauté? J’aimerais croire que oui. Je veux croire que oui. Je ne sais pas. Ce que je sais c’est qu’au prochain musicien que je croise dans le métro, je vais prendre le temps. Je vais ralentir mes pas, je vais fermer les yeux, et je vais écouter. Vraiment. Je vais me laisser toucher. Et si on m’offre des perles avant le déjeuner, je vais dire merci.