J’ai hâte.
India from Thom Coffey on Vimeo.
La découverte musicale de la journée… Pour le rythme, pour sa voix, pour son énergie, pour les toits de Paris et pour Nad qui me trouvait trop intense dans mes derniers billets.
Et parce que comme le dit si bien André Ducharme, “on ne devrait jamais se poser de questions sur le sens de sa vie quand il fait au-dessus de 30°”.
Mais pourquoi n’étais-je pas au Marché Jean-Talon ce jour-là?
Parce qu’il n’y a pas que dans le métro de Washington qu’on vous offre parfois la beauté en cadeau, comme des perles avant le déjeuner.
Parce que nous avons tous besoin de réapprendre à être seul à un moment ou à un autre, pour une heure ou pour une vie.
Été 1996. Je suis au défunt Spectrum de Montréal. Debout, mon copain derrière moi m’enlaçant de ses bras frêles, je pleure en silence. Pendant toute la durée du spectacle, je me tiens ainsi, debout, dans les bras de l’homme que j’aime, et je pleure. Il se peut que la mémoire me joue des tours. Peut-être que ce n’était que le temps d’une chanson, deux peut-être, mais dans mon souvenir, c’est une éternité. Sur la scène, un homme malade est assis sur un tabouret. Il est amaigri, faible. Mais sa voix, mais ses chansons, mais son âme touchent à mon âme et la brisent, et recollent les morceaux, et la brisent encore. Je me dis “Il va mourir”.
Plus de 13 ans plus tard, j’apprends aujourd’hui sa mort.
Mano Solo. Il aura combattu longtemps celle qui l’attendait.
Hiver 2006. Je passe une semaine, seule, à Paris. Il fait gris. Il fait froid. L’humidité s’empare de mes os qui gémissent. Mais je marche. Toute la journée, je marche. Je marche sur les pas de mon enfance et sur ceux d’Amélie Poulain et des Malaussène. Le soir, dans ma minuscule chambre du 5e arrondissement, je me couche sur le matelas trop mou et je regarde les Olympiques à la télévision en sirotant un verre de vin, et en tentant d’ignorer mon dos, au bas duquel résonnent encore mes pas. Le matin, je déjeune d’un croissant et d’un café au lait dans le décor baroque de la salle à manger, et je repars.
Tu étais si lumineuse, chaleureuse, bouleversante. Si vivante.
En ce jour de tourmente hivernale, nous apprenons que la tempête que tu combattais et qui te soulevait et t’écrasait et te brisait aura eu raison de toi… Quel choc… Nous ne savions rien de ton combat… Quelle tristesse…
Je t’ai vue cet été. Tu étais sur la scène avec Patrick Watson. Je t’ai trouvé émouvante. Comme toujours.
Ta musique a été la trame sonore de bien des moments importants de ma vie. Elle m’accompagnera encore longtemps. Merci Lhasa.
Rising
i got caught in a storm
and carried away
i got turned, turned around
i got caught in a storm
that’s what happened to me
so i didn’t call
and you didn’t see me for a while
i was rising up
hitting the ground
and breaking, and breaking
i was caught in a storm
things were flying around
and doors were slamming
and windows were breaking
and i couldn’t hear what you were saying
and i couldn’t hear what you were saying
i couldn’t hear what you were saying
i was rising up
hitting the ground
and breaking, and breaking
rising up
rising up
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