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Écrire, c’est aussi ne pas parler. C’est se taire. C’est hurler sans bruit.
Marguerite Duras
J’ai toujours pensé que les mots pouvaient guérir de tout.
Les mots qu’on lit, tout d’abord.
On souffre rarement de solitude lorsqu’on a un livre avec soi. Manger seule au resto, ce n’est pas triste. Pas si les mots d’un auteur de talent vous accompagnent. Attendre son vol dans un aéroport anonyme, ce n’est pas long, quand vous êtes plongé dans l’univers d’un roman. Un samedi soir seule à la maison, ce n’est pas déprimant. Il y a ce livre qui traîne sur la table du salon et qui n’espérait que ce moment.
Il ya aussi ces livres qui arrivent juste au bon moment. Celui qui vous accompagne en voyage, celui qui vous soutient lors d’un deuil, celui qui vous pousse à vous dépasser, celui qui vous ramène à la raison, celui qui vous encourage dans vos folies, celui qui vous élève, celui qui vous jette à terre… Il y a de ces bouquins qui aident à vivre.
Et il y a les mots qu’on écrit.
J’ai toujours pensé qu’écrire m’aiderait non seulement à vivre, mais à survivre. À passer au travers des moments de doute, d’angoisse, de peine. Je ne dis pas tout au papier, j’en dis encore moins à l’écran. Mais les mots me permettent de transcender les émotions. Que je puisse, de la douleur, de la tristesse, créer un peu de beauté, cela m’apaise. Écrire donne un sens à l’absurde. J’aime à croire qu’écrire me rend plus forte. J’aime à croire que les mots me préserveront à jamais de la folie et des trous noirs qui aspirent tout.
Oui, j’ai toujours pensé que les mots pouvaient guérir de tout.
Et pourtant, les mots n’ont pas sauvé Nelly Arcan. Ils l’auront soutenue jusqu’à ses 36 ans, mais pas au-delà. Les mots ont flanché sous le poids de sa détresse. Comme ils l’ont fait pour tant d’autres avant elle. Je sais. Écrire ne suffit pas.
Les mots ne peuvent pas guérir de tout.
Mais alors qu’est-ce qui nous aidera à vivre? Que nous reste-t-il pour survivre?

(Photo : Flickr)
Vous avez remarqué? Les feuilles rougissent. Derrière chez moi, la vigne lourde de ses fruits noirs prend des couleurs de grands crus. Cet après-midi, les cheveux en bataille contre le vent, j’ai vu ma première feuille tomber à mes pieds sur le trottoir. D’un jaune éclatant, encore souple et douce. Le temps ne l’avait pas encore craquelée, n’avait pas encore fait son œuvre sur elle comme il l’avait fait sur le visage de cette vieille dame qui est passé près de moi lentement alors que cette feuille à mes pieds avait arrêté ma course.
Le temps prend son temps. Ou plutôt, le temps fait semblant de prendre son temps.
Pour mieux nous leurrer, il donne à l’été des airs d’éternité, il étire les rayons de soleil pour que nous nous languissions dans cette chaleur trompeuse. Il attend que nous nous abandonnions à cette bienheureuse torpeur, que nous fermions les yeux, et vlan! Il nous flanque un tapis de feuilles mortes sous les pieds et le tire de toutes ses forces. Nous nous retrouvons le cul dans la vase, les pieds encore ornés de nos ridicules gougounes, grelottant de froid en contemplant l’hiver s’approcher à découvert.
Chaque matin, alors que nous nous regardons dans le miroir, il est derrière notre épaule. Il nous épie. Celle-ci qui se maquille a-t-elle noté la ridule qui se creuse au coin de son œil? Celui-ci qui se rase a-t-il observé les quelques poils blancs qui lui transpercent les joues? Cette autre qui se badigeonne de crème a-t-elle senti la texture de sa peau changer? Cet homme qui se peigne remarque-t-il les cheveux qui tombent et ne reviendront jamais? Le temps se tapit au fond de la salle de bain, et attend son heure. Et un matin, sans prévenir, il passe de l’autre côté du miroir, et se montre enfin. À partir de ce moment, il ne se laissera plus oublier. Il nous façonne, nous pétrit comme de vulgaires bonshommes de pâte à modeler. Il fait de nous ce qu’il veut.
Je le guette. Je refuse de fermer les yeux. Et après tout, pourquoi pas. Je vais m’étendre quelques instants. Je vais m’assoupir et jouir du soleil de fin d’après-midi, jouir de ma jeunesse qui un jour ira elle aussi se coucher derrière le hangar du voisin.
Laissez-moi croire encore un peu que l’été est éternel. Laissez-moi croire encore un peu que nous sommes tous éternels.

Les jours de pluie (photo: deviantART)
Il y a de ces journées faites pour l’ennui… Elles commencent au ralenti par une grasse matinée, puis avec un grand café au lait et la lecture distraite des manchettes matinales. La pluie s’amène doucement. Une pluie chaude d’été. Le vent se lève. L’air frais s’engouffre dans la maison par la porte ouverte. Les gouttes tambourinent avec force sur le pavé. Je m’étends sur le lit, caressée par la brise. J’écoute le déluge. Je flotte entre un état de veille et de sommeil. Les yeux grands ouverts. Debout. Lire ce magazine qui traîne sur la table de cuisine. Passer le balai. Plier les vêtements propres. S’asseoir à l’extérieur et regarder la pluie tomber, sans rien faire d’autre. Réchauffer une soupe. Écouter la musique d’une oreille. Essuyer le chat. Laver le bain. Décongeler la sauce pour le souper. Flatter le chat. Tourner en rond.
Puis, il faut sortir. Aller porter le film avant 20 h. Le soleil m’éblouit. Mais quand est-il apparu, celui-là? Un vieux monsieur me salue. Nous bavardons quelques instants. Au coin de la rue, un cycliste me sourit alors qu’il m’évite de justesse. Les cloches de l’église sonnent. Un enfant patauge dans une flaque d’eau. Ça sent bon la terre mouillée. Dehors, c’est la vie!
Quel gâchis, cette journée. Quelle solitude que la mienne. Je déteste l’ennui. Je déteste passer à côté de la vie, empêtrée dans les brumes de mon esprit.
De retour chez moi, je classe des papiers avec l’énergie du désespoir. Tout pour ne pas retomber dans cette torpeur qui m’attire vers le bas. Je retrouve des lettres oubliées. Des lettres d’une autre époque, où je ne m’ennuyais pas, où il y avait des bruits dans cette maison, où je n’étais pas seule… Une époque où j’étais si malheureuse, habitée du sentiment de passer à côté de ma vie justement, enchaînée à un quotidien qui ne me ressemblait pas. Il est si facile d’oublier. J’ai jeté les lettres. Je n’oublierai plus.
Maintenant, ma vie, je l’habite pleinement. Même les jours de pluie. Même les jours d’ennui.
L’ennui, c’est le vide qui accueille tous les possibles.
L’ennui, c’est aussi parfois le prix de la liberté.
Je me souviens de l’émotion ressentie lorsque je me suis assise dans le temple bouddhiste de Muktinath, au Népal, pour entendre la musique des moines tibétains. J’en aurais pleuré. Je revois aussi ce vieux Sadhu qui m’avait orné le front d’un point rouge à Kathmandou. Et les célébrations sur les plages de Bali… Il m’arrive encore, lorsque je sens l’odeur de la viande grillée, de me retrouver en un éclair à Pashupatinath, entourée de singes rusés, et d’assister avec une fascination morbide à une crémation. Parfois, je ferme les yeux, et je me remémore l’appel matinal à la prière entendu au Maroc, puis en Indonésie. Je repense souvent à l’été de mes 20 ans… Je travaillais avec des Reborn Christians dans l’Ouest Canadien. Elles m’ont traîné à l’église quelques fois, moi, la condamnée à l’enfer… Je me souviens aussi d’une église, en Russie, où l’on brandissait un mort sur une civière couverte de fleurs. Et tout ce mystère entourant la vierge noire de Copacabana, en Bolivie… Et la magnificence du Vatican à Rome… Et la grâce de Notre-Dame-de-Paris… Et l’église de campagne où j’allais à la messe dans mon enfance…
La religion a beau avoir foutu le camp, même chez nous, elle n’est jamais bien loin. Cette église au coin de la rue, les funérailles d’un vieil oncle, le baptême du petit dernier…
La spiritualité, qu’on le veuille ou non, est omniprésente. Et elle est souvent la cause des chocs culturels les plus grands. Et pas besoin d’aller à l’autre bout du monde pour les vivre!
Ce matin, je suis allée à l’église. Si, si, je vous jure. Je me suis vêtue décemment, et je me suis rendue à la Ebenezer Baptist Church, l’église du père de Martin Luther King, à Atlanta. Mais je l’avoue, je suis arrivée en retard… à dessein. La messe débutait à 7h45, et j’avais lu que cela pouvait durer 3 heures, et qu’il n’était pas impoli de se présenter plus tard. Je me suis donc pointée avec une heure de retard, en plein milieu d’un chant gospel enlevant. Je le regrette. J’ai tellement aimé l’expérience que j’aurais souhaité ne rien manquer! Mais il est vrai, cela dit, que les gens entrent et sortent à leur guise. Des dames toutes de blanc vêtues m’ont accueillie à la porte et m’ont indiqué un banc. Plus tard, une autre dame en blanc est venue m’y rejoindre. Plusieurs femmes portaient d’extravagants chapeaux, dont l’un qui ressemblait à un gâteau de mariage. Dans les premières rangées, pendant les prêches, un homme ne cessait de se lever, les bras au ciel, agitant les mains, alors que d’autres fidèles répondaient bruyamment par des « Amen » et des « Alléluia ». Une femme élégamment vêtue d’une robe jaune canari avec chapeau assorti a fait un discours inspirant et très drôle sur le rôle des femmes dans l’église et leur rapport avec la foi… et avec Jésus. La cérémonie s’est terminée comme il se doit par un chant gospel. Je me suis lancée à la recherche de ma caméra, décidée à filmer le moment. Je me suis plutôt retrouvée main dans la main avec l’élégante dame à ma gauche, et le timide jeune homme à ma droite. Les imitant, je me suis balancée de gauche à droite, en tentant de bien répéter les paroles. Et hop! Les mains dans les airs, et on se balance un peu plus vite! Et on chante plus fort! Et God Bless You!… Je suis ressortie de là en saluant mes frères, mes sœurs, un sourire plaqué sur le visage et de la musique dans le cœur. Il y a longtemps que je ne m’étais sentie aussi loin de chez moi!
J’essaie de comprendre. J’essaie de comprendre pourquoi les aéroports m’apaisent. Pourquoi est-ce qu’assise, les genoux dans le front, dans un avion, je réussis enfin à me connecter sur mes émotions et désirs profonds? Pourquoi tout devient-il limpide du moment que je me déplace? Comme si dans le mouvement, mes tourments s’apaisaient enfin, et que mon lac intérieur redevenait un miroir.
Pourquoi est-ce que du moment que je ne suis plus chez-moi, je redeviens disponible? J’entre alors facilement en conversation avec des inconnus, je discute relation de couple avec le chauffeur de taxi, je fraternise avec l’employé de l’hôtel, je souris à la vieille dame au coin de la rue. Je remarque l’angle de cet édifice, la couleur du ciel, le parfum d’un inconnu. Mon esprit n’est plus occupé par le boulot, le garçon qui me plait, les comptes à payer… Tout ça a si peu d’importance, au fond.
J’essaie de comprendre, car je voudrais toujours être ainsi. Ne plus être dans le désir, dans les regrets et les angoisses, les peurs et les déceptions. Être ici et maintenant. Tout le temps.
C’est pas plus compliqué que ça, le bonheur.
Dans mes oreilles, Radiohead. Dans ma tête, le rythme de la musique et de mes pas sur le gravier. Les deux s’accordent parfaitement. Quand la musique se fait moins forte, quand elle se fait murmure, alors j’entends mon souffle aussi, fort mais régulier. Mes jambes répondent au mouvement sans grincer. Mon coeur ne s’emballe pas. Lui aussi suit le tempo. Je me dis que c’est pour cela que je cours. Pour ce cinq minutes de grâce. Aussi éphémère que la gloire.
Soudain, je reprends conscience de mon environnement. La track de chemin de fer derrière la clotûre aussi trouée qu’un bas résille. L’homme assis sur la dalle de béton, qui observe son chien inspecter les buissons. La femme que je croise, emmitouflée comme en hiver sur son vélo déglingué. Les graffitis qui recouvrent l’immeuble décati de l’autre côté des rails. Le viaduc au-dessus de ma tête. Les trois arbres en fleurs. Le trou d’eau. Et devant moi, l’homme en culottes de jogging qui pousse le fauteuil roulant. Je le dépasse. À mon passage, la vieille dame tourne la tête vers moi. Elle me regarde. Je garde les yeux rivés sur le sentier. Mais je la vois. Je vois ses cheveux blancs, un peu hirsutes, son imperméable bleu, tout élimé, ses chaussures brunes, ses bas blancs. L’instant dure une fraction de seconde.
Mais je me sens indécente. Indécente de courir, alors qu’elle ne peut même pas marcher. Indécente d’être triste, d’être en colère, d’être grincheuse, d’être heureuse aussi. Indécente d’en vouloir toujours plus. Indécente d’être en santé. Indécente d’être jeune.
Et je me sens également immensément privilégiée d’être tout cela. Et je me dis que c’est aussi pour ça que je cours. Pour rester celle que je suis le plus longtemps possible.
Car il arrivera un jour où ce sera moi qui regardera la jeunesse indécente passer, assise dans mon fauteuil.
J’ai le mal de l’ailleurs. Envie de m’envoler, de partir à la découverte d’un autre monde, de marcher toute la journée les yeux grands ouverts. Je souffre du mal de l’ailleurs comme d’autres souffrent du mal du pays. Ça me prend aux tripes, soudainement. Ça fait mal. Physiquement, mal. Un vide dans le ventre qui aspire tout. Le cœur qui bat vite, des fourmis dans les jambes, mal à la tête. J’ai soif.
L’idée m’obsède depuis quelques jours, je ne pense plus qu’à ça, le prochain voyage. Et pourtant, il risque de ne pas être avant un an, peut-être deux. Je dois me raisonner.
J’ai essayé de calmer ce besoin pressant d’ailleurs en me plongeant dans le livre La frousse autour du monde de Bruno Blanchet. Dans son dernier billet, il écrit :
« L’aventure est une porte qui s’ouvre par en-dedans.Le reste dépend de vous. Ça peut se passer à Bombay, à Brossard ou dans la prison de Tanguay. L’aventure débute avec la fin de la peur : de la peur de rire quand on doit se taire; de la peur de fuir quand on doit plaire; de la peur d’être nu, ridicule et vulnérable, mort; de la peur de se tromper; de la peur d’échouer. »
J’essaie de me concentrer sur mes peurs. Si je dois y mettre fin pour vivre l’aventure tous les jours, alors aussi bien les identifier dès que possible. Quelles sont ces peurs qui se terrent au fond de moi?
Et vous, qu’est-ce qui vous fait peur? Qu’est-ce qui vous empêche de vivre?
Et, Bruno, si l’aventure est dans la tête, pourquoi est-il toujours ailleurs?
Moi, j’ai peur de passer à côté de ma vie.
Bonjour. Je reviens sans faire de bruit, en marchant sur le bout des pieds. Je ne voudrais pas vous déranger. C’est à peine si j’ai envie que vous remarquiez ma présence. Il ne faudrait pas vous y habituer. Je ne sais pas si je reviendrai souvent. Pourquoi ce long silence? Pourquoi cette absence? Beaucoup de bouleversements dans ma vie. Et vous le savez, je suis pudique, je n’avais pas envie que ce blogue devienne à mon insu un journal intime. J’ai eu peur de moi. Peur d’étaler mes états d’âme. Peur de laisser transpirer ma peine, mes angoisses. Peur de vous emmerder avec mes problèmes. Peur de trop me révéler.
Étrangement, c’est le plus récent coup reçu qui me fait revenir. Un être cher disparu. Il était en vacances. Il a écrit à sa famille. Disait ne pas voir le temps passer. « Cela doit être parce que le bonheur passe plus vite que le malheur, et nous en profitons à plein pendant qu’il passe », écrivait-il. Le lendemain matin, il ne s’est pas réveillé. Ça m’a secouée. Tirée de ma torpeur. J’ai relevé la tête. De nouveau je pose mon regard sur le monde qui m’entoure. Si le bonheur passe, je ne veux pas le manquer.
Gaza. Les morts, les innombrables blessés, la terreur, la haine, la cicatrice béante qui ne se refermera jamais, un conflit complexe et terrible. Les images me bouleversent, les récits me laissent perplexes, et ce sentiment d’impuissance, une fois de plus…
Mais je ne comprends pas tous les enjeux de ce conflit, l’histoire derrière celui-ci. Je suis consciente que j’ai beau compatir de tout mon coeur avec la douleur des victimes de cette guerre insensée, je ne la ressens pas dans mes tripes… Mais lorsqu’une catastrophe s’est une fois de plus abattue sur le Myanmar, lorsque j’apprends qu’un traversier a fait naufrage en Indonésie, lorsqu’un drame se déroule au Népal ou dans un autre pays que j’ai visité, où j’ai fraternisé avec les habitants, joué avec les enfants, alors cela me concerne, moi, personnellement. Je parcours compulsivement les sites d’information à la recherche de plus de détails, je pleure sur les images du malheur, je tente d’aider comme je peux… si peux. Et je constate qu’il en est de même pour les gens qui m’entourent. De par mes récits et mes photos, ils ont l’impression de connaître un peu ces pays, leurs habitants, et sont ainsi plus sensibles à leur malheur.
C’est aussi pour cela qu’il faut partir, pour abolir les frontières, pour tisser des liens, pour devenir plus humains.

Vous croyez qu'elles vont arrêter de fumer? (Photo: www.photo-libre.fr)
Vous en avez pris, vous, des résolutions? Vous allez maigrir? Vous allez arrêter de fumer? C’est ce que S* m’a promis. « Je vais arrêter de fumer ». Comme l’an dernier et l’autre d’avant. Mais il va commencer à arrêter demain, car ce soir, nous avons une soirée. Ça commence bien, vous ne trouvez pas? Je lui ai dit que s’il prenait simplement la résolution de fumer sur le balcon, ce serait très bien pour moi. Il a bougonné.
Et moi? Moi, ai-je pris des résolutions? Non. Je vous l’ai déjà dit, c’est le voyage qui me donne envie de prendre des résolutions, pas le Nouvel An. Et ces résolutions prises à mon retour, les ai-je tenues? J’écris plus régulièrement sur ce blogue, j’ai travaillé moins ces deux dernières semaines, je dors un peu plus, je lis, j’ai reçu, j’ai donné. Par contre, je n’ai pas encore pris de cours de flamenco, je ne mange pas mieux, je ne m’entraîne pas deux fois par semaine, je n’ai pas terminé de classer mes photos, je n’ai pas le temps de faire du ménage, le temps des Fêtes n’est pas le moment d’économiser, je ne connais pas d’esthéticienne, je ne me résous pas à vendre des livres, aussi mauvais soient-ils, je suis trop paresseuse pour faire du bénévolat.
C’est loin d’être parfait, mais c’est tout de même une bonne moyenne, vous ne trouvez pas?
Et si, pour 2009, nous prenions tous la résolution d’être simplement plus présents? Présents à la vie, aux autres, à soi-même. Il me semble que la vie serait déjà bien meilleure.

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