You are currently browsing the tag archive for the 'blogosphère' tag.

L'amitié (photo: www.freemages.fr).

(photo: www.freemages.fr)

Dresser un portrait de l’amitié de nos jours n’est pas chose facile. Je me souviens, adolescente, de ces amitiés presque passionnelles, exclusives. Les mots échangés sur des bouts de papier durant les classes, les conversations téléphoniques interminables le soir venu. Peu importe si nous avions passé la journée ensemble, nous avions encore tant à nous dire!

Jeune adulte, l’exclusivité m’étouffe, je cultive les amitiés comme d’autres les tomates en serre. Je retrouve mon groupe d’amis chaque semaine aux Foufounes le lundi soir, au Café Campus le mardi. Je me souviens, je planifiais mes voyages en fonction de ces soirées. Je savais qu’en revenant un lundi, je pourrais immédiatement aller fouetter la mélancolie du retour en rigolant autour d’un pichet bon marché avec les copains.

Puis le temps fait son œuvre… Un ami va étudier en région, un autre travailler dans une ville lointaine, un autre encore disparaît tout simplement dans la brume. On tombe en amour, on bâtit son nid, on fait des enfants. On se voit quand on peut. On ne néglige pas l’amitié, non, mais elle ne prend plus toute la place. Elle est mouvante. Comme les marées, elle connaît des cycles. Elle ne dicte plus notre vie, elle l’accompagne. Elle reste intacte, mais par instants, elle dort.

Et puis, il y a ces nouvelles amitiés qui naissent. Au travail, en voyage. Souvent, elles passent comme un éclair, mais vous offrent des moments de pur bonheur, laissant un souvenir impérissable. Et il arrive qu’elles grandissent de façon inespérée. J’ai des copines de 10 ans mes cadettes, des amis de 20 ans de plus que moi. L’amitié n’a pas d’âge. Et parfois, elle n’a même pas de matérialité. Grâce aux blogues, à Facebook, à Twitter, de véritables amitiés qui n’ont rien de virtuel se créent. Combien de gens ont pleuré leur amie Renée Wathelet sans l’avoir jamais rencontrée « en vrai », ou alors à une seule occasion… Et pourtant l’amitié grandit, par les petits mots, les échanges, les confidences. Peu importe que ce soit réel ou non, si c’est vrai.

J’ai aussi retrouvé des copains grâce aux réseaux sociaux. Amis de mon enfance, ou de cette époque effervescente du début de la vingtaine. Ces personnes font de nouveau partie de ma vie. De loin, certes, mais certains sont parfois plus présents dans mon quotidien que mes « vraies » amies que je vois si peu. Ils sont importants. Tout comme mes amis voyageurs avec qui je ne passe rituellement que quelques heures par année.

Aujourd’hui, j’ai croisé une amie sur le trottoir. Ce n’est pas une amie proche. On ne s’appelle pas pour aller prendre un café, on ne s’invite pas à souper, je ne connais pas les détails de sa vie, ni elle les méandres de la mienne. Mais grâce à Facebook, un fil nous relie. La conversation n’a pas duré plus de 10 minutes. Mais nous sommes tout de suite plongées dans l’intimité. Se séparer, se retrouver seule et se dire qu’on n’aura probablement jamais d’enfant. Et se surprendre à vivre sereinement avec cette pensée. Réaliser qu’on n’est pas du tout où l’on s’imaginait être à cet âge, mais être fière d’y être. Parler du bonheur apprivoisé, là, debout sur le trottoir, au milieu des bruits de klaxon et de la foule emmitouflée.

Il n’y a pas d’ami, il n’y a que des moments d’amitié, disait Jules Renard. Il est vrai que de définir un ami de nos jours est certainement plus complexe qu’il y a 20 ans, mais je m’en fous de savoir si mon ami Facebook est un véritable ami, si mes amitiés développées en voyage ont plus ou moins de valeur que mes amitiés de longue date, si l’amitié entre les hommes et les femmes est possible ou non. Mes amitiés de longue date sont précieuses. Elles sont le port vers lequel je reviens toujours, l’oasis où je viens me reposer. Je crois en elle comme je crois en ma famille. Je les ai choisies pour la vie. Mais j’aime aussi ces relations qui se tissent au hasard d’une rencontre, j’aime me nourrir de tous ces êtres si différents qui m’entourent. J’aime ces moments d’amitié, ces bulles d’intimité qui se forment au coin d’une rue, puis éclatent mollement.

Mes amis se reconnaîtront. Moi, je vous reconnais.

Parfois, on tombe sur un blogue, et on se dit  “Comme c’est sympathique!”, on l’ajoute à sa blogoliste, on se dit qu’on va y revenir.  Puis, on oublie. On y retourne mollement, parfois, par un dimanche pluvieux, on le lit distraitement, en se disant qu’il faudrait y revenir plus souvent. C’est tout de même très sympa. Puis, on oublie.

Il y a dans les liens que vous retrouvez à droite, des blogues que je visite régulièrement. Taxi-Brousse, L’hiver @ Khartoum (il est revenu!), Les eaux troubles, et bien d’autres.

Il y en a un que je viens d’ajouter à la liste. Je suis peut-être en retard, mais je viens de découvrir sa présence dans la blogosphère. Le bédéiste Guy Delisle à Jérusalem.  J’ai commencé par les plus récents billets. Maintenant, je le lis méthodiquement, à rebourd.

C’est tellement beau, tellement sensible. Parfois, l’actualité s’y glisse, comment faire autrement. Mais la plupart du temps, c’est en simple observateur du quotidien que Guy Delisle nous raconte le monde qui l’entoure.  Et quel regard.

Allez voir, il est à Jérusalem jusqu’à la fin de l’été seulement, je crois.

Une nouvelle fidèle lectrice

N’allez pas vous imaginer que tout va mal pour moi, malgré le ton légèrement déprimée du billet précédent.

Il m’arrive de belles choses, comme la mention de mon blogue dans un article de la revue Clin d’oeil.

C’est inattendu, et grandement apprécié, merci, Marie-Julie! Ça va me motiver à être un peu plus assidue et disciplinée.

Je vous dis, il y a de belles choses dans ma vie, et de belles résolutions à la pelletée : écrire plus souvent sur mon blogue, prendre des cours de flamenco, planifier le prochain voyage, manger mieux, aller m’entraîner 2 fois par semaine, classer mes photos, faire le ménage, économiser, prendre rendez-vous chez l’esthéticienne, travailler moins, dormir plus, lire, aller vendre les livres dont je ne veux plus, faire du bénévolat, recevoir, donner…

Dans mon cas, ce n’est pas le Nouvel An qui me donne envie de prendre des résolutions, c’est le voyage. Est-ce que je tiens ces résolutions? Quelques-unes.

Celle d’écrire davantage sera l’une d’elle.

Promis.  (ça tape mal sur un clavier, les doigts croisés ;-) )

Je suis touchée… La talentueuse Marie-Julie, auteure du délectable blogue Taxi-Brousse, m’a décernée un prix. Je suis officiellement brillante! ;-)

Pour répondre à la question qu’elle se pose (« C’est pas un peu quétaine ce truc? »), je réponds « Absolument »! Mais j’assume mon penchant, et je ne vais pas renier le plaisir ressenti à recevoir cette fleur, ou devrais-je dire, ce diamant (tant qu’à faire dans la quétainerie!).

Maintenant, on se croirait dans « Payez au suivant », mais c’est à mon tour de distribuer des fleurs à d’autres blogueurs. Ce sont les règles du jeu, certes, mais il me fait sincèrement plaisir de souligner le travail de blogueurs que je prends plaisir à lire et qui ne le savent pas… Alors, voici, à vous, amis et inconnus, je vous dis merci de partager avec nous les mots qui vous habitent.

Je ne peux évidemment décerner un prix à Marie-Julie, mais j’en profite pour saluer l’ensemble de son œuvre, que je prends grand plaisir à lire.

Voici donc les blogues que j’aimerais honorer de ma modeste reconnaissance:


Deux sœurs impertinentes

Le blogue de ces deux sœurs est un oasis où il fait bon se rafraîchir. J’ai parfois l’impression d’épier une conversation à travers un mur de carton, m’attachant à ces voisines dont je ne connais que la voix et les histoires.

L’hiver @ Khartoum
Une plume magnifique, sensible et imagée, que je déguste lentement dans le silence de la nuit.

Il écrit parce qu’il chante mal

J’aime le lire pour ses nouvelles, parfois naïves, parfois incisives, pour ses flashs, pour ses touchantes tranches de vie et pour ses opinions justes.

Les (Z)imparfaites
Parce qu’elles me font rire et me donne presque envie d’être maman à mon tour… presque.

La Muse Calliope
Sa fragilité me touche, sa force m’inspire, et je la suis, émue, dans sa quête de l’équilibre.

Plaisir ad lib
Audacieuse et impudique, Perséphone dévoile peu à peu son univers.

Je m’arrête ici. Oui, je sais, je dois respecter les règles et vous en présenter 7. Mais je préfère laisser cette septième nomination ouverte, libre d’être découverte plus tard. J’y reviendrai…

Les rares habitués de ce blogue remarqueront qu’il a changé d’allure. Désolée si de ce fait vous vous sentez égarés, mais moi, c’est dans la mise en page précédente que j’avais peur de me perdre. Trop de longues lignes qui vous faisaient oublier le fil de l’histoire. De plus, j’avais envie d’une entête plus vivante.

Car vous avez peut-être noté aussi que j’accompagne rarement mes textes de photos. C’est que j’ai commencé ce blogue dans un but : écrire. Et que je ne crois pas que les mots ont besoin d’images pour dire ce qu’ils ont à dire. Il y a aussi le fait que pour moi, mes photos sont plus personnelles, plus intimes que mes écrits. Lorsque je vous écris, je peux bien vous raconter n’importe quoi au fond. Tandis qu’une photo ne cache rien. Elle montre tout. Et je ne suis pas prête à cela. Contentez-vous donc pour l’instant de celles qui apparaissent en haut de cette page.

Finalement, je suis comme ça, moi. Le printemps me donne envie de changer de tête, de renouveler ma garde-robe, de redécorer l’appartement, de me sculpter un corps de rêve.

Changer la mise en page de mon blogue demande beaucoup moins d’effort. Et ça me laisse du fric pour aller chez la coiffeuse! Demain, c’est mon tour. Mais vous n’en saurez rien.

Marie-Julie, qui tient l’excellent blogue Taxi-brousse, s’esclaffait il y a peu qu’un internaute ait trouvé son blogue en recherchant “une urinette flexible”.

Eh bien, Marie-Julie, moi, c’est en cherchant “des grosses filles en caleçons” qu’on m’a trouvée!

Je tiens à préciser deux choses:

1. Je ne suis PAS grosse.

2. Je ne porte pas de caleçons, moi. Je porte des bobettes, qu’on se le tienne pour dit.

Non mais…

Sérieusement, j’imagine que l’internaute a dû aboutir sur ce billet. J’espère qu’il n’a pas été trop déçu. ;-)

La fêlée “juste un peu frustrée” organise un gala Blogu’Or 2008. Je vous invite à aller voir la liste des nominés. Il y a là tout plein de blogues à découvrir!

(Bien sûr, vous pouvez aussi voter pour moi)

Si ma vie vous intéresse

Archives