Mais pourquoi n’étais-je pas au Marché Jean-Talon ce jour-là?
Parce qu’il n’y a pas que dans le métro de Washington qu’on vous offre parfois la beauté en cadeau, comme des perles avant le déjeuner.
Mais pourquoi n’étais-je pas au Marché Jean-Talon ce jour-là?
Parce qu’il n’y a pas que dans le métro de Washington qu’on vous offre parfois la beauté en cadeau, comme des perles avant le déjeuner.
Devant moi, un mur humain qu’il me faut franchir. Je me faufile jusqu’à cette poche d’air, cet espace inhabité qui m’interpelle et m’aspire. Je me demande pourquoi c’est toujours ainsi. Pourquoi les gens s’agglutinent-ils devant les portes? Elles se ferment, le métro se met en marche.
Soudain, derrière moi, un hurlement. Je comprends enfin pourquoi la poche d’air, pourquoi l’espace inhabité. La foule n’aime pas les bébés qui pleurent, et encore moins dans un wagon bondé. Moi, ils ne me dérangent pas. Un bébé qui pleure c’est un bébé vivant. Et moi, je trouve qu’il n’y a rien de plus beau.
Mais la petite hurle et hurle encore. Je me demande ce qui la rend si furieuse. Je me dis qu’elle n’aura plus de voix arrivée à destination.
Commentaires récents