Ça vous arrive, à vous, parfois, d’avoir une telle envie de vivre que cela vous paralyse?  D’être tellement pleine de désirs incontrôlés, pour ce garçon qui traverse la rue, pour ce pays que vous rêver de visiter, pour ce futur qui vous pend au bout du nez, pour votre jeunesse, pour cette petite robe qui vous nargue dans la vitrine, pour ce plat calorifique, pour ce livre que vous aimeriez écrire, pour ce chanteur qui vous brise le cœur, pour un week-end à New-York, pour une taille de guêpe, pour un cours de tango, pour un verre de vin, pour la bouteille au complet, pour un billet de 6/49, pour un changement de carrière, pour une semaine au bord de la mer, pour un baiser, pour une cigarette, pour une marche en forêt, pour une bitcherie, pour un grand éclat de rire, pour un enfant…Être tellement débordante de tous ces désirs, étourdie de tous ces possibles, le cœur battant, les mains moites, les pensées chaotiques, et rester là devant son écran, et ne rien savoir faire d’autre qu’écrire, alors qu’on meurt de désir de vivre.